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« La face cachée du bio low cost », la perte de l’esprit bio ?

Manger mieux, manger sain, manger bio, une tendance qui a le vent en poupe. Devenant même du « low cost » dans la grande distribution. Un succès fulgurant qui cache certaines dérives entre production intensive et importation massive. Une incohérence mise en lumière par France 5 dans son reportage « La face cachée du bio low cost ».

Le bio, un succès « naturel »

Le succès du marché bio est bien véritable. Pour preuve, sa croissance de 20%, au premier semestre 2016 par rapport à la même période en 2015 et le nombre de producteurs en bio, qui a augmenté de 10,4 % depuis le début de l’année. Le chiffre d’affaires du marché du bio est évalué aujourd’hui à 7 milliards d’euros rien qu’en France ! 

Sans oublier que le bio se démocratise #healthylife. Bon nombre de marques de la grande distribution se sont lancées dans la course du bio version « low cost ». Le mot d’ordre : l’accès à des produits bio pour tous et donc moins chers que la concurrence. Un succès à double tranchant qui cache certaines dérives, incohérentes avec « l’esprit du bio ». Dans son reportage pour France 5 « La face cachée du bio low cost », le journaliste Eric Wastiaux a mené son investigation dans toute la France, ainsi qu’à Bruxelles.

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Les contradictions du bio low cost

Manger bio coûte plus cher. C’est un fait. Pourquoi ? Tout simplement parce que les coûts de productions sont plus élevés et que les producteurs ont, eux aussi, besoin de se nourrir et des factures à payer en fin de mois. Faire ses courses chez Biocoop ou Naturalia revient donc inévitablement plus cher que dans les commerces « classiques ». Néanmoins la demande est là. De plus en plus de personnes prennent conscience de l’importance de manger mieux, plus sain (bio), que ce soit pour leur santé mais aussi pour la planète. Surfant sur cette demande (et tendance), la grande distribution s’est mise au bio, version low cost. Késako ? Des produits bio, ou tout du moins respectant la législation émise par la Commission Européenne, à des prix bas et donc accessibles au plus grand nombre. Problème : les pratiques de production, transformation, transport, etc. qui ne sont pas vraiment en adéquation avec l’idée que le consommateur se fait du bio. 

L’enquête de France 5 liste ainsi toutes les contradictions minant le secteur. Comme le monopole des semences détenu par Bayer-Monsanto, Syngenta et Dupont-Pioneer, le nitrite de sodium ou E250 bel et bien utilisé chez certains producteurs de jambon bio, ou encore la production de tomates bio, en agriculture intensive, qui est tout sauf bénéfique à notre planète. Du bio certes mais qui n’est ni responsable et encore moins écolo…

Le bio des supermarchés semble bien loin des principes fondateurs de l’agriculture biologique, empruntant parfois les mêmes chemins que le secteur dit conventionnel. La qualité et traçabilité des produits, le respect de l’environnement, les circuits courts et pratique de prix équitables sont autant de gages remis en question… 

Le bio low cost, certes plus accessible, n’est-il pas en train de nuire à l’esprit du bio, écolo et raisonnable ?

(Re)voir le reportage

 « La face cachée du bio low cost » – Documentaire de 52 min, d’Eric Wastiaux avec la collaboration de Liza Fanjeaux, produit par Pernel Media avec la participation de France télévisions.

Rediffusion le 30 octobre 2016, 17h35, puis le 10 novembre 2016, 16h35.

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